Historique
À l’initiative de Caritas et d’un groupe de bénévoles de la région, Secours-Amitié Estrie, a été fondé le 22 octobre 1972. Le 18 décembre 1974, l’organisme était officiellement constitué en corporation sous l’autorité de la troisième partie de la loi des compagnies du Ministère des institutions financières du Québec.
L’implantation de Secours-Amitié Estrie origine d’une demande de la collectivité estrienne. En effet, divers intervenants de la région notaient, dans leurs activités, combien certaines détresses humaines ne trouvaient pas de lieu spécifique où s’exprimer avec franchise et discrétion. À l’urgence des hôpitaux, certaines personnes tentaient de camoufler, en accident, leur tentative de suicide ou celle de leurs proches. Les policiers, pour leur part, rapportaient de fréquents appels d’hommes ou de femmes dont le seul but était d’entrer en communication avec un autre être humain. Au salon funéraire, la véritable cause du décès des personnes suicidées était généralement maintenue dans le plus grand secret par la famille endeuillée.
Depuis déjà un certain temps, à travers le monde, des individus et des organismes avaient affronté les problèmes soulevés plus haut. Une des réponses expérimentées fut d’offrir un service d’aide psychologique par téléphone. C’est au Père Chad Varah que revient le mérite d’avoir offert, le premier, en Angleterre, un service d’écoute téléphonique. Avec un groupe de bénévoles, le Père Chad fonde, dès 1953, les Samaritans, un organisme qui se spécialisera dans l’écoute téléphonique de personnes en situation de détresse psychologique.
Actuellement, la plupart des grandes villes du monde se sont dotées d’un tel service. En France, par exemple, le réseau S.O.S. Amitié dessert la plupart des centres urbains. Au Canada, Sudbury a vu naître le premier centre d’écoute téléphonique pour personnes en difficulté. Par la suite au Québec, Montréal fut, en 1971, la première ville à offrir le service d’aide, suivie de près par Sherbrooke en 1972. Aujourd’hui, dix-sept agglomérations québécoises comptent un centre d’écoute au sein de leurs services communautaires. Ces centres convergent tous vers un même objectif: assurer, à leur population, un soutien psychologique facilement accessible, discret et permanent.
