Secours-Amitié Estrie




CENTRE D'ÉCOUTE TÉLÉPHONIQUE ANONYME ET CONFIDENTIEL

Être en bonne santé mentale c’est …

Mieux-être

  • la connaissance de soi : la connaissance de ses forces, de ses faiblesses, de ses difficultés, de ses limites, de ses besoins, ayant pour effet une image de soi en rapport avec la réalité;
  • l’acceptation de soi;
  • la confiance en soi;
  • la capacité d’obtenir un équilibre de la pensée et des émotions;
  • la capacité de conserver son équilibre en situation de stress;
  • la capacité de retrouver son équilibre après une situation de stress;
  • a capacité d’utiliser le stress comme occasion d’apprentissage et de croissance personnelle; de retrouver un équilibre supérieur en apprenant de ses succès et de ses échecs, afin d’éviter de répéter les mêmes erreurs;
  • le respect des autres et une sensibilité à leurs joies et à leurs souffrances;
  • la capacité de « toucher » l’autre et de se laisser « toucher » par lui, d’établir des interactions, des contacts et des relations intimes;
  • la capacité de respecter un certain niveau de responsabilité et d’engagement;
  • l’accès à une sensation de bien-être, se sentir «bien dans sa peau»;
  • la capacité d’avoir du plaisir;
  • la capacité de ressentir et d’exprimer ses émotions;
  • la capacité de voir et d’entendre ce qui est là, de différencier un stimulus intérieur (fantaisie) d’un stimulus extérieur, le contact avec la « réalité »;
  • la capacité d’exercer son jugement, de prévoir les conséquences de ses actes;
  • la capacité de prendre du recul et de voir sa propre contribution à ce que l’on vit, la capacité d’autocritique;
  • la capacité de s’organiser et de planifier;
  • le désir constant de développer des objectifs personnels;
  • la capacité de s’adapter à l’environnement en tenant compte de ses besoins;
  • la capacité d’affronter les grands problèmes existentiels que sont la solitude et la mort.

Conseils pour une bonne santé mentale

  • Prenez soin de vous.
  • Reposez-vous suffisamment, mangez sainement et consultez un médecin sur une base régulière.
  • Demeurez alerte en acquérant de nouvelles connaissances, en lisant et en interagissant avec les autres de façon régulière.
  • Sachez quand vous avez besoin d’aide. Demandez de l’aide lorsque la vie vous semble écrasante ou difficile. Il s’agit d’une qualité des personnes en bonne santé mentale. Repérez une personne vers qui vous pouvez vous tourner si jamais vous aviez besoin d’aide.
  • Appliquez des stratégies de gestion du stress.
  • Reconnaissez ce qui vous procure détente et confort. Apprenez des techniques de relaxation et interagissez avec des proches qui vous donnent du soutien.
  • Passez du temps avec au moins un ami à qui vous pouvez vous confier.
  • Obtenez un soutien social et établissez de bons rapports avec les autres. L’amour est une force énergisante favorisant la croissance qui est bénéfique pour votre santé mentale et physique.
  • Participez à une activité régulière qui est plaisante, relaxante ou créative. Prenez le temps de jouer, de rire et de participer à des activités créatives. Elles augmenteront le plaisir que vous retirez de la vie et vous permettront de rester enjouée.
  • Reconnaissez et célébrez vos succès. Sachez valoriser vos succès. Il est très bénéfique de nommer les éléments positifs de votre vie.

Source :
Fortin, B. (1997). Intervenir en santé mentale. Montréal: éditions Fides.

Le suicide : une souffrance à comprendre

Le processus suicidaire peut varier en temps. Parfois, il s’agit d’une question d’heures, parfois d’une question de jours ou même d’années. Un tel geste n’est jamais posé sans un terrain propice. « Le suicide est l’aboutissement d’un processus », peut-on lire dans Le Suicide : comment prévenir, comment intervenir, de Monique Séguin et Philippe Huon. Les événements qui déclenchent le processus suicidaire sont souvent les derniers éléments d’une chaîne de pertes affectives qui ont rendu l’individu vulnérable, fragile et démuni face aux échecs.» Le suicide n’existe pas sans une grande souffrance. Cette souffrance affaiblit les facultés de la personne qui pense au suicide. C’est pourquoi le suicide n’est pas un choix, ni un acte de courage ou de lâcheté, c’est une absence de choix. La personne ne veut pas mourir, elle veut cesser de souffrir.


Le suicide fait peur parce qu’il entraîne des conséquences graves. Il semble que nos craintes d’en entendre parler contribuent à maintenir un bon nombre de fausses croyances. Exemples : croire que de nommer les vraies choses comme « tu penses à te suicider »; faire parler de leur souffrance « tu es vraiment en colère ou tu es désespéré(e) » peut conduire à poser l’acte. Au contraire, toutes personnes souffrantes et de plus, suicidaires ont besoin d’exprimer leur souffrance pour réussir à prendre une distance face à leur problème et ainsi se permettrent d’agrandir leur champ de conscience sur d’autres avenues possibles que celle du suicide.

Si vraiment on se sent incapable de poser ces questions, on demande à un proche de la personne suicidaire de le faire. Si la personne confirme qu’elle est suicidaire, surtout, on ne lutte pas seule. Soutenir une personne suicidaire peut être épuisant : on se sent responsable de sa survie, sans parler de la crainte constante du passage à l’acte. De plus, on limite l’aide des autres ressources que la personne pourrait recevoir.


La personne suicidaire est ambivalente ( vivre ou mourir ? ) et c’est là-dessus qu’on peut agir. Cependant, plus elle est près de sa décision, moins grande sera l’ambivalence. Mais elle peut encore changer d’idée, parce que c’est fort, l’espoir !


Approche à adopter :

  • Établir un climat de confiance;
  • Demeurer calme;
  • Ne pas avoir peur de vérifier si elle pense au suicide, (comment, où, quand);
  • Croire en la véracité de ses propos;
  • Accepter toutes ses émotions même celles contradictoires (colère, tristesse, éclat de rire, etc.);
  • Demeurer empathique (chaleur humaine) ;
  • Éviter de vouloir régler le problème de la personne à sa place;
  • Démontrer de la disponibilité;
  • Essayer de se servir de l’ambivalence que vit la personne pour lui faire retarder son projet.

Attitudes à bannir :

  • Éviter le sujet ou le contourner;
  • Minimiser ce que l’autre nous dit;
  • Culpabiliser ou essayer de rationaliser l’autre;
  • Paniquer;
  • Garder le secret;
  • Trouver des solutions trop rapidement;
  • Être moralisateur;
  • Prétendre avoir toutes les réponses;
  • Raconter son histoire;
  • Donner son analyse de la situation;
  • Donner des recettes de bonheur.

Il se peut que vous vous sentiez incapable d’agir. Si tel est le cas, assurez-vous qu’une autre personne le fait. Dans toutes les situations, ne restez pas seul à intervenir.